Face à une situation internationale instable et à des changements déroutants dans les relations avec des alliés historiques comme les USA, l’Union européenne semble douter d’elle-même, alors qu’elle a tous les atouts pour redevenir une puissance.
Innovation, défense commune, grands projets : le MR plaide pour une Europe qui assume enfin ses intérêts et sa place dans le monde.
« Aimer l’Europe, c’est vouloir la réformer », résumait Georges-Louis Bouchez lors du colloque organisé par le Centre Jean Gol le 13 mars dernier, en présence d’un nombre impressionnant de personnalités issues du monde politique, économique ou militaire.
En quelques décennies, l’Union européenne est en effet passée du statut d’innovation politique la plus brillante de l’histoire contemporaine à celui d’acteur relégué sur le banc de touche. Son PIB ne représente plus que 65% de celui des États-Unis. 5% du capital-risque investi en Intelligence Artificielle au niveau mondial l’est au niveau de l’Union européenne, contre 50% aux États-Unis et 40% en Chine. Seulement 4 des 50 plus grandes entreprises technologiques mondiales sont européennes. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que l’Europe continue de dépendre des États-Unis pour sa sécurité, de la Chine pour ses matières premières et du Moyen-Orient pour son énergie.
Pour le Mouvement Réformateur, ce déclassement n’est pas une fatalité, mais la conséquence de trente années de décisions contraires à nos intérêts, souvent dictées par le confort, l’idéologie ou l’illusion que le monde se calquerait sur nos valeurs. « On a regardé le monde tel qu’on souhaitaitqu’il soit, pas tel qu’il est », constate Georges-Louis Bouchez. Aimer l’Europe suppose d’oser le dire et de proposer un cap : faire de l’Union un espace qui protège, investit et projette sa puissance, au lieu d’accumuler des règles qui la paralysent. Le MR établit donc trois priorités : une Europe moins moralisatrice et plus stratégique, moins réglementaire et plus entrepreneuriale, moins naïve et plus consciente de ses intérêts.
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