Menu
L'acteur

Les Blancs-Moussis : une tradition vivante et passionnée à Stavelot

Depuis des décennies, les Blancs-Moussis incarnent l’âme du folklore de Stavelot. Née en 1947, cette société est la plus importante de la ville tant en nombre qu’en influence. La tradition remonte, quant à elle, à beaucou plus longtemps. Jacques, l’un de ses membres les plus actifs, nous partage son expérience et sa passion pour cette tradition bien ancrée.

Une immersion dans le folklore

  L’aventure de Jacques au sein des Blancs-Moussis commence en 1977, à l’âge de 27 ans. Influencé par son frère, déjà membre, il rejoint une société qui n’a cessé de croître. Aujourd’hui, les Blancs-Moussis comptent 380 adultes et environ 120 enfants participant au cortège du Laetare, véritable événement phare de l’année.

Chez les « BM », une règle encadre le passage des enfants vers le statut de membre adulte : à 14 ans, ils doivent faire une pause afin de ne pas nuire au dynamisme des autres sociétés folkloriques de la commune. Et pour devenir Blanc-Moussis adulte, il faut maintenant avoir 20 ans, une modification des statuts récemment adoptée afin de garantir un engagement plus mature et durable.

 

Une organisation rigoureuse et une transmission essentielle

Préparer un événement comme le Laetare n’est pas une mince affaire nous explique Jacques. Si certaines sociétés commencent la conception de leur char dès septembre, les Blancs-Moussis démarrent plus tard, mais avec une efficacité redoutable. Le thème de cette année, « Forêt mythique », a été choisi collégialement par l’équipe char. Les membres se répartissent les tâches : conception en métal, mise en place du treillis et de la résine, avant d’appliquer les dernières couches de peinture. En deux mois, une simple carcasse de camion se transforme en un chef-d’œuvre roulant.

Le savoir-faire unique des confettis

Les Blancs-Moussis se distinguent également par leur fabrication artisanale de confettis, un savoir-faire rare en Belgique. Depuis la fin des années 1970, une machine spéciale, qui servait initialement à la perforation des éviers en inox, permet de produire jusqu’à 6 ou 7 tonnes de confettis sur une saison. Principalement destinés au Laetare, ces confettis sont également vendus à d’autres carnavals, et même parfois en France. « C’est un travail de pensionné et de passionné ! » rigole Philippe, responsable de la machine.

Une tradition qui perdure

Ce folklore, bien que fidèle à ses origines, continue d’attirer de nouveaux membres.

« J’aime voir des jeunes nous rejoindre pour apprendre et perpétuer ce que nous faisons depuis tant d’années », confie Jacques.

Concernant le financement, il repose sur les cotisations des membres et les manifestations organisées tout au long de l’année.

Au final, ce qui anime les Blancs-Moussis, c’est avant tout une passion commune. Jacques le résume en un mot : « Passion. » Un engagement qui transcende les générations et qui assure que cette tradition unique continuera de briller dans les rues de Stavelot pour de nombreuses décennies encore.

No Comments

    Leave a Reply